La peur du regard des autres et l’art de capter l’attention

Intro:
Je voulais m’exprimer sur le sujet, car je vous avoue que cela m’a gêné pendant longtemps, cette peur du regard des autres. Elle m’a gêné à tel point que je faisais tout pour éviter les situations « dangereuses » soit quand il y avait du monde autour de moi: donc surtout les repas, les cours, j’ai fui tous les endroits où il y avait du monde et les situations dans lesquelles on me demandait de m’exprimer devant des gens. Bon je vous avoue que ce n’étais pas la meilleure solution puisque je me suis retrouvée seule. Après et je me suis dit que ce n’était pas possible, que je ne pouvais pas vivre seule comme ça toute ma vie, alors je me suis mise à travailler sur cette peur en allant me confronter directement à elle. Je n’allais pas directement parler devant 500 personnes mais déjà le fait de le faire devant trois/quatre personnes, puis en augmentant à chaque fois, c’était déjà énorme pour moi, c’est tout simplement en y allant doucement, en me challengeant, en exprimant mon opinion devant un petit groupe, puis un plus grand, par petits pas que j’allais y arriver.
Je me suis donc remise à voir du monde, à participer aux diners de famille et puis comme cela, j’ai pu m’entrainer à m’exprimer devant du monde. J’en ai retiré une chose importante, c’est l’art de capter l’attention. Car ce que vous dites peut etre très bien (contenu), vous y mettez la forme (contenant) mais vous n’arrivez pas à capter l’attention de la personne ou de l’auditoire à qui vous voulez transmettre. J’ai observé justement les gens à ce diner de famille, et j’ai remarqué plusieurs critères qui permettent de capter l’attention d’une personne:

1) physiquement: Le regard et les gestes

J’ai tout d’abord remarqué que le regard était très important voire primordial !
Pour capter l’attention, tout se joue au départ sur le regard.
Ensuite j’ai remarqué en faisant une expérience sur le moment que les gestes comptaient également beaucoup, par exemple, quand je me levais ou que je faisais des grands gestes, ça attire le regard des autres, beaucoup plus que quand on ne fait rien, qu’on est paralysé par la peur ou qu’on se demande quoi dire pour être intéressant.
Mais dans le regard, j’ai capté des choses étranges: je décris la situation: tu parles à une personne que tu regardes et sa voisine s’intéresse à la conversation et te regarde à son tour, et là l’envie de la regarder me prend irrésistiblement. QUELLE ERREUR !! en faisant ça, je perds l’attention de la première personne et de la deuxième également car si elle me regarde, c’est parce qu’elle est intéressée par ce que je dis, or moi, j’ai été déstabilisée par son regard et je me suis donc arrêtée de parler. Conclusion: je perds l’attention !

2) Les points communs
Une autre chose pour capter l’attention d’une personne: les points communs !
Je n’avais pas parler à ma tante depuis le début du repas. Ma grand mère me demande ce que j’avais fait à Lyon et je lui réponds en parlant de ce séminaire en PNL que j’ai fait. Ma tante entend cela et d’un coup, elle me porte de l’intérêt. Et elle commence à me poser pleins de questions sur la PNL, sur ce que j’avais appris etc etc parce qu’elle est très tournée PNL, hypnose, API donc forcément ça l’interessait ! Mais plus encore que les points communs, je dirais qu’il faut savoir raconter des histoires !!

3) L’art de raconter des histoires

L’art de raconter des histoires, de parler de soi, des situations dont on a été témoin. J’ai observé cela pendant le diner: ma grand mère contait une histoire, elle parlait de son photocopieur qui imprimait les pages de son livre et elle nous racontait comment une vieille dame s’était énervée parce qu’elle trouvait le temps long et qu’elle voulait photocopier deux/trois pages … Et ma grand mère nous a fait revivre cette situation comme si on y était, elle nous a décrit les détails, la scène, vraiment on y était ! Donc raconter sa vie sous forme d’histoires c’est vraiment extraordinaire comme clé pour capter l’attention, on aime les histoires, peut etre cela nous rappelle-t-il notre enfance, lorsque nos parents nous lisaient des histoires avant de nous endormir, les histoires passent beaucoup mieux que la théorie pure et dure.
D’ailleurs j’ai des souvenirs très précis qui me permettent de dire que nous aimons beaucoup plus les histoires que la théorie, cela remonte à mon lycée, mon prof de philo faisait cours, et quelque fois, il nous racontait des contes, ou des histoires de sa vie, et à chaque fois qu’il faisait ça, la différence était vraiment nette, tous les élèves étaient pendus à ses lèvres alors qu’une minute plus tôt, nous bavardions et/ou dormions sur nos tables et les plus sérieux prenaient quelque notes. La différence était tellement évidente, notre prof de philo l’avait bien compris, si il voulait capter notre attention, il fallait qu’il le fasse de façon interactive, il fallait qu’il nous conte quelque chose.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s